Notre territoire d'intervention

L'Europe des fruits et légumes

Les fruits et légumes, un secteur indispensable mais fragile pour l'agriculture européenne

L'Union Européenne est le :

  • 5e producteur de fruits et légumes avec 8,3 % de la production mondiale;
  • 1er importateur de fruits et légumes au monde;

Les fruits et légumes représentent 16 % de la valeur de la production européenne avec 40 millions de tonnes de fruits et 70 millions de tonnes de légumes. Ils atteignent plus de 25 % en Italie, Grèce et Espagne et revêtent également une grande importance en Belgique et aux Pays-Bas.

Ils assurent l'emploi d'une main-d'œuvre nombreuse et spécialisée et participent activement à la vie et à l'activité économique des territoires ruraux.
Les fruits et légumes contribuent activement à la fourniture de biens publics par la préservation des paysages et des territoires, dans des régions où il n'y a souvent pas d'autre alternative, par la lutte contre le réchauffement climatique et par l'absorption du dioxyde de carbone.
Enfin, et peut-être surtout, ils sont une composante majeure d'une alimentation équilibrée et de la lutte contre certaines maladies graves.

Les défis auxquels sont confrontées les productions de fruits et légumes

Ils sont nombreux :

  • La vulnérabilité des fruits et légumes aux effets du climat et du dérèglement climatique (gelées, pluies et inondations, tempêtes, ...).
  • La volatilité croissante des prix et la forte pression de la grande distribution sur les prix à la production provoquant une très grande insécurité de revenus.
    Cette volatilité a fragilisé le revenu des producteurs et soulève bien des questions notamment celle de la pertinence des modèles économiques en œuvre dans les négociations internationales. Une libéralisation sans régulation augmentera la volatilité des marchés !
  • L'ouverture croissante du marché européen aux importations des pays tiers dans le cadre des accords bilatéraux négociés par l'Europe, alors que ses exportations se heurtent toujours aux barrières non tarifaires pour de nombreux pays.
  • Une production européenne encore trop peu organisée (35% de la production UE) face à une distribution moderne très concentrée et qui impose sa loi.
  • Des coûts de main d'œuvre très élevés.
  • La spécialisation grandissante des entreprises de production qui doivent assumer des investissements très lourds alors que les marges à la production ne cessent de baisser ou sont négatives en période de crise.
  • Le faible taux de reprise des entreprises de production par les jeunes, l'abandon des cultures et le dépeuplement rural.
  • Les attentes élevées des consommateurs en matière de qualité, de sécurité alimentaire et de rapport qualité-prix, auxquelles se rajoutent les exigences des normes et certifications des distributeurs.
  • La sécurité alimentaire avec une population mondiale croissante (de 6 à 9 milliards d'habitants d'ici à 2050), alors que les récoltes sont très variables en quantité et en qualité.